Paysages altérés

2005

Paysages altérés

Artificialisation des sols

Observer le paysage depuis un point de vue fixe.
Revenir sur les lieux, toutes les semaines, cinq ans plus tard, dix ans plus tard ou tous les ans, régulièrement.
Observer le changement du paysage au cours du temps : constater la construction d’une nouvelle maison, le prolongement d’une route là-bas, l’extension d’un déboisement ici.

Se souvenir de comment c’était avant. Tenter de superposer les images que l’on a gardées en mémoire avec le paysage que l’on a devant soi. Faire des allers-retours entre ces deux réalités, établir des comparaisons, faire une liste des différences.

Cette série1 reprend ce principe de comparaison mais en fait une fiction : Il n’y a, en fait ici, qu’une seule prise de vue et c’est l’outil numérique qui permet de revenir dans le temps ou d’aller au-delà.2
Cette pratique permet également de supprimer incidemment d’autres paramètres qui pourraient interférer dans une comparaison terme à terme : prises de vues effectuées à différentes saisons, à différentes heures du jour ou avec une météo différente.

PhLP 2005

1| Ces images ont aussi été utilisées dans l’un des tableaux de la POEM (Petite Œuvre Multimédia) intitulée Un temps soit peu lors de l’exposition éponyme à la galerie Vrais Rêves à Lyon en 2013, pour réaliser un tableau interactif dans lequel on pouvait faire apparaître les constructions en survolant le paysage avec la souris.

2| Le paysage au moment de l’unique prise de vue ne correspond à aucune des images présentées ici. Des éléments ont été soustraits, d’autres ajoutés. L’effet de comparaison reste lui identique.

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