A travers ces propositions de regards contraints, j’ai cherché à m’affranchir du choix du point de vue au moment de la prise de vue. J’ai donc imaginé des procédés, des dispositifs destinés à automatiser la prise de vue ; Des “machines à photographier” auxquelles j’ai délégué une part non négligeable de l’acte photographique : le cadrage.
Bien sûr, ces protocoles de prise de vues, qui fonctionnent comme des contraintes oulipiennes, sont en rapport avec le fait de voir, de regarder, de cadrer : c’est bien de photographie dont il s’agit.
Proposition #2 : Le regard de l’enfant 96-98.
Les photographies de cette série ont été faites en plaçant l’appareil photographique sur l’œil droit de l’enfant, durant les premiers mois de sa vie, dans des situations quotidiennes : sur son matelas à langer, dans son landau, puis plus tard, dans sa poussette, dans son bain, dans sa chaise haute. Les photographies ont très souvent été prises à des moments où il semblait regarder fixement quelque chose ; j’ai imaginé quelquefois qu’il cherchait à faire l’effort de mémoriser ce qu’il regardait pour plus tard …
Les photographies en noir et blanc représentant l’enfant durant les premiers mois de sa vie sont des cartels qui donnent la “date” en montrant le visage de l’enfant à l’âge auquel les photographies en couleur ont été prises.
PhLP 2003


Regards contraints #2, Le regard de l’enfant © phlp 1996-1998


Regards contraints #2, Le regard de l’enfant © phlp 1996-1998







Regards contraints #2, Le regard de l’enfant © phlp 1996-1998




Regards contraints #2, Le regard de l’enfant © phlp 1996-1998






Regards contraints #2, Le regard de l’enfant © phlp 1996-1998


Regards contraints #2, Le regard de l’enfant © phlp 1996-1998



Regards contraints #2, Le regard de l’enfant © phlp 1996-1998



Regards contraints #2, Le regard de l’enfant © phlp 1996-1998


Regards contraints #2, Le regard de l’enfant © phlp 1996-1998

Regards contraints #2, Le regard de l’enfant © phlp 1996-1998
