La série TimeLine a été pensée conjointement comme une série de photographies et comme une vidéo 1 : 24 heures de prises de vue en plan fixe avec une fréquence régulière d’une photographie toutes les 4 minutes approximativement, aux environs du solstice d’été.
24 heures de prises de vue a donc donné lieu symboliquement à 365 photographies.
Présentées sous la forme d’une vidéo, à l’image d’un time-lapse, une « boucle » de 24 heures a une durée approximative de 15 secondes à raison de 24 images par seconde, comme au cinéma. C’est la durée de la première boucle sur la vidéo, après tout s’accélère…
Cette série d’images a été exposée de deux manières différentes2 :
– sous la forme d’une suite de photographies présentées les unes à côté des autres, toutes du même format, avec le même espacement, le long d’une ligne de temps sur les murs d’une galerie. Le temps y est représenté comme un élément régulier dans sa progression inexorable, un peu à l’image d’une horloge.
– sous la forme d’une vidéo qui existe en 2 versions différentes, présentant toutes les deux 76 boucles de 24 heures ou 84 boucles de 24 heures en référence à l’espérance de vie en 2005, de 76 ans pour les hommes et de 84 ans pour les femmes.
Dans ces vidéos, on observe des boucles de temps qui évoluent de plus en plus rapidement. Il s’agit là d’un temps ressenti, d’un temps subjectif tel que chacun peut le percevoir : au fur et à mesure que l’on vieillit, on ressent une accélération indubitable du temps. Dans la vidéo, chaque boucle de temps est plus rapide que la précédente.
PhLP 2005-2013
1| Le terme TimeLine fait directement référence aux logiciels de montage vidéo : c’est l’interface sur laquelle on copie, on coupe, on colle, on organise les séquences vidéo et la bande son au moment du montage.
2| Ces images ont aussi été utilisées dans l’un des tableaux de la POEM (Petite Œuvre Multimédia) intitulée Un temps soit peu lors de l’exposition éponyme à la galerie Vrais Rêves à Lyon en 2013, pour réaliser une vidéo interactive.
