Un temps soit peu… est une POEM (Petite Œuvre Multimédia) dont une première version a été réalisée en 2006 et une version 1.2.1 a été présentée lors de l’exposition éponyme à la galerie Vrais Rêves à Lyon en 2013.
C’est une animation interactive à durée limitée, intégrant différents média (photographies en série, en séquence interactives, morphing, panoramiques, vidéo, son, musique… etc) qui évoque la représentation et le ressenti de l’écoulement du temps.
Un temps qui peut être une heure, une journée, une vie, celle d’un bouquet de tulipes ou celle d’un homme : une vanité contemporaine.
Temporalité
La durée de « vie » de l’animation est volontairement limitée dans le temps.
Elle varie de manière aléatoire entre 3 minutes et 7 minutes 12 secondes (durée du morceau de Philip Glass, « facades » extrait de GlassWorks dont la rythmique lancinante et minimaliste sert d’accompagnement).
Durant toute la durée de l’animation un « indicateur temporel » égraine les secondes dans le coin inférieur droit de l’animation : c’est un rappel permanent au temps qui passe, inexorablement…
Au bout du temps imparti, le générique de fin vient interrompre le tableau en cours tandis que la musique laisse place progressivement au silence.
Le hasard et le choix
Le hasard et le choix régissent l’interaction au sein de cette animation.
Si l’utilisateur ne fait rien… il ne se passe rien. Le générique de début n’enchaîne sur rien si l’utilisateur n’est pas actif… si ce n’est sur le générique de fin au bout du temps imparti.
La navigation entre les différents tableaux se fait en cliquant sur une passerelle (petit carré blanc) visible uniquement au survol.
La passerelle n’apparaît pas systématiquement. Elle est selon les tableaux présente seulement au bout d’un temps prédéfini, ou seulement si l’utilisateur a effectué une action attendue.
On peut donc circuler au sein de l’œuvre comme on visite une exposition : à la manière d’une fourmi qui va découvrir chacun des tableaux, dans sa totalité, en prenant soin de ne rien avoir oublié avant de passer au suivant, ou à la manière d’une sauterelle qui va, elle, parcourir l’animation en sautant rapidement d’un tableau à l’autre quitte à y revenir plus tard.
Dans la plupart des cas, on ne choisit pas à proprement parler le tableau suivant, c’est le hasard qui décide.
Une exception (un clinamen) contrevient à cette règle : dans un des tableaux proposé, un clic sur un indice faisant sens pour l’auteur fait apparaître sous forme de vignettes l’ensemble des tableaux disponibles.
PhLP 2006
La citation ci-dessous apparaît en exergue de la PŒM, comme une sorte de pré-générique :

Le pire c’est de vivre en se sentant à tout instant inscrit dans le temps, dans l’avancée du temps, de ne jamais l’oublier (…)
La lucidité est un acide.Régis Jauffret
Écrivain
La Petite Œuvre Multimédia n’est malheureusement pas consultable en ligne pour des raisons techniques : les navigateurs ne prennent pas en compte l’interactivité qui a été développé dans le projet. En attendant que cela soit possible un jour, on devra se contenter des quelques captures d’écran ci-dessous :
